CITATIONS MAJEURES POUR COMPRENDRE
LA GERONTOLOGIE, LA SANTE, LE MANAGEMENT ET L'ETHIQUE

« Car être vieux, ce n’est rien d’autre : c’est faire œuvre morale .la vieillesse est, en elle-même, une morale qui consiste à mettre de l’ordre dans le foisonnement de l’expérience. Elle assigne une valeur à chaque épisode de la vie ; elle trouve un sens à ce qui parait n’en avoir pas »

CHRISTIAN COMBAZ : « éloge de l’âge » FAYARD , 1987 ; page 26

« L’analyse systémique est une méthode d’analyse qui a pour ambition de rendre compréhensible une réalité complexe.

En effet, le modèle issu de l’analyse ne se limite pas à une juxtaposition d’éléments sans liens entre eux. Il doit permettre de lire l’action, de l’inscrire dans une logique, dans une finalité.

La systémique est adaptée à l’analyse de tout type d’organisation mais elle se révèle particulièrement pertinente lorsque celle-ci est très compliquée (nombreux éléments, des finalités liées,…) voire complexe (des acteurs dont les enjeux et les stratégies pas forcément compatibles). »

Site CEDIP : (Le CEDIP constitue, avec les CVRH, le Centre Ministériel de Valorisation des Ressources Humaines, service à compétence nationale rattaché au Secrétariat Général (DRH) du ministère. Le CEDIP intervient en appui et en conseil auprès desServices du ministère et assure des prestations en interministériel. Il peut aussi intervenir à l’international.) 

« Le Burn out ou syndrome d’épuisement professionnel, s’exprime par un ensemble de symptômes particuliers : épuisement physique et psychique, désinvestissement de la relation à autrui et diminution du sentiment d’efficacité personnelle. C’est en 1969 que Loretta BRADLEY avance pour la première fois la notion de Burn out pour décrire un type de malaise au travail qu’elle observe parmi les conseillers d’éducation qu’elle supervise….. En 1976, Christina MASLACK, une psychologue sociale, émet l’hypothèse selon laquelle le Burn out est une pathologie affectant particulièrement les professionnels de la relation d’aide : soignants, travailleurs sociaux, avocats etc. … Mus par une vocation d’aide de services, soignants, enseignants, policiers, s’engageraient corps et âmes dans leur travail, pour progressivement se heurter au manque de temps, à la

hiérarchie, à l’indifférence voire à l’hostilité des usagers. » 

 

« Le dictionnaire des sciences sociales » sous la direction de Jean-François DORTIER, éditions sciences humaines ,2013, pages 31 et 32

« Dans ces conditions, la mission avait estimé indispensable d’engager une réflexion tendant soit à simplifier ces circuits décisionnels et financiers, soit à les améliorer, en prenant acte de la diversité des acteurs.

Pour ce faire, sept grands enjeux lui avaient semblé devoir être maîtrisés :

– repenser l’articulation entre les compétences de l’Etat et celles des départements en matière de programmation et de planification médicosociales ;

– revoir le système « byzantin » de conventionnement et de tarification des Ehpad ;

– poser la question de l’absence de gouvernance des dépenses d’assurance maladie en établissement ;

– promouvoir l’impératif d’une meilleure coordination entre les secteurs sanitaire et médico-social ;

– s’interroger sur l’évolution du rôle de la CNSA ;

– répondre au problème des retards pris par les mises en chantier et les créations de nouvelles places ;

– permettre un véritable contrôle du Parlement sur les crédits destinés à la dépendance. »

 

Rapport d’information, fait au nom de la mission commune d’information (1) sur la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque, par M. Alain VASSELLE, Sénateur, 26 JANVIER 2011, page 27.

 

« C’est l’ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession. Elle s’exprime le plus souvent à travers un code professionnel qui en médecine, est l’exposé des règles de bonne conduite envers les malades, les familles, les confrères, les collaborateurs et la société. »

 

Dans la lettre d’information de l’espace éthique azuréen, dans le numéro quatre du mois de janvier 2012, en deuxième page, quelques définitions sont données.

Elles sont données par le professeur D. GRIMAUD, praticien Hospitalo-universitaire d’anesthésie- réanimation président de l’espace éthique azuréen, membre du Haut conseil de la santé publique.

 

Le terme de dépendance, qui n’a pas d’équivalent dans d’autres pays, emporte une quadruple représentation :

– celle d’un état déficitaire non compensable. Or la perte d’autonomie observée parfois aux âges avancés est, comme le handicap, la conséquence d’une interaction entre des personnes qui présentent des limitations fonctionnelles, elles-mêmes dues à des déficiences ou des altérations de l’état de santé, et un environnement ; la dépendance des personnes âgées, comme le handicap peut être en partie compensée par des apports humains, techniques ou environnementaux ;

– celle d’un état définitif. Mais la dépendance, si elle peut avoir un caractère brutal, est aussi un processus progressif. Le terme de « dépendance » occulte la capacité de le réduire ou d’empêcher son apparition par une politique de prévention primaire (ensemble des moyens pour empêcher l’apparition d’un trouble ou d’une pathologie), secondaire (détection précoce des maladies) ou tertiaire (éviter les complications et la dégradation liées à une déficience) ;

– celle d’un poids pour autrui, en opposition avec l’autonomie à laquelle devrait pouvoir prétendre toute «

personne normale ». Cette dernière connotation peut être lue comme un « vrai » faux sens. L’interdépendance des individus dans la société est constitutive du lien social et de la solidarité10 : les personnes âgées comme les autres en sont les bénéficiaires ;

– celle enfin d’une vision ségrégative qui fait des personnes âgées une « catégorie à part » alors qu’il n’y a sur le plan médical « aucune logique à traiter différemment une maladie handicapante (conséquences d’un accident vasculaire cérébral par exemple), si elle survient à 59 ans (champ du handicap) ou à 61 ans (champ de la vieillesse) ».

Société et vieillissement, Rapport du groupe n°1, Annick Morel, modératrice Olivier Veber, rapporteur, Membres de l’inspection générale des affaires sociales, Juin 2011, page 15 et 16

Domicile: maintien

« …Et c’est même à partir de 1962, quand la politique vieillesse met l’accent sur le maintien à domicile, que le taux d’hébergement institutionnel recommence à augmenter, sous l’effet conjoint de l’évolution démographique, qui accroît la part des âgés de la population, et de la stagnation provisoire de l’offre d’hébergement collectif »

 

 Isabelle MALLON : « vivre en maison de retraite, le dernier chez soi », éditions presses universitaires de Rennes, 2004, Page 30

« Avant de prendre, il faut donner »

SUN TZU

« Les élites parlent de fin du monde, quand nous parlons de fin de mois », était l’un des slogans les plus justes des gilets jaunes. »

ALEXANDRE DEVECCHIO : recomposition. Le nouveau monde populiste » CERF, 2019, pages 280 et page 281

« Notre espérance de vie est passée de 28 ans, il y a deux siècles, à 82 ans aujourd’hui, et les nouvelles générations, bénéficiant pourtant des Lumières, n’ont pas la moindre idée d’où proviennent ces bienfaits. Alors que plus des deux tiers de nos parents ont été élevés sans chauffage central, nous avons oublié qu’autrefois on ne trouvait en hiver que des pommes de terre en début de germination, des poires, des pommes commençant à se rider, quelques oranges très chères, et en tout cas ni tomates, ni framboises, ni mangues, ni salades. ….. En 50 ans, la qualité de notre alimentation s’est accrue dans des proportions considérables, et pourtant nos contemporains croient en la dangerosité de certaines traces de produits chimiques indispensables à l’agriculture, alors que nombres de toxines naturelles sont bien plus dangereuses. »

Jean de KERVASDOUE, entretien avec Patrice de MERITENS :  « avec le principe de précaution, nous torpillions notre industrie et notre recherche » , le Figaro-Magazine, 31 décembre 2010, pages 89 et 90.

« De façon plus courante, dans le système de la santé, des événements indésirables sévères surviennent de façon beaucoup plus fréquente que les accidents de la route : pour frapper les esprits, les Américains comparent le nombre de morts dus aux soins dans leur pays à un crash d’avion JUMBO tous les deux jours…. ».

 

LAURENT DEGOS : « éloge de l’erreur » édition « manifeste le pommier, 2013, Pages 16.

Mais pour faire face à la nouvelle donne économique que je viens de décrire, nous devrons nous montrer créatifs et employer des remèdes inédits »

Alain MINC, « il faut sauver le capitalisme de ces mauvais démons », le grand entretien, propos recueillis par Marie BELLAN et Daniel FORTIN, journal les Échos, vendredi 13 et samedi 14 septembre 2019 pages 15.    

« De manière paradoxale, on exalte les vertus d’une certaine longévité au moment même où l’on destitue de sa place et de sa fonction sociale la personne considérée incompatible avec les modèles sociaux qui s’imposent….. Pourtant, nos rejets, nos indignités contribuent à évincer de notre histoire les personnes qui y ont contribuées. »


Emmanuel HIRSCH : « éthique des soins et grand âge », soins- gérontologie n° 42 juillet /août 2003 p. 17

« C’est l’ère du just in time, un-le juste à temps. Zéro stock. Zéro délai. Zéro défaut. Zéro panne. Zéro papier. Zéro gaspillage »

 

Gilles Finchelstein : « la dictature de l’urgence » , édition FAYARD, 2011, page 65

« C’est un véritable inventaire à la Prévert de normes et réglementations qui frappent le secteur de l’immobilier. « Combien d’obligations pour un promoteur ? Environ 400 000 ! », Répond, sans rire, Éric MAZOYER, directeur général délégué de Bouygues immobilier. « Il existe en France autant de textes réglementaires que dans toute l’Europe réunie », complète Guilhaume POITRINAL, ancien président d’UNIBAIL, aujourd’hui à la tête de WOODEUM. Et de préciser que le code de l’urbanisme compte 3000 pages, contre 1000 il y a une vingtaine d’années. »

Marie DE GREEF-MADELIN : « revue valeurs actuelles, 16 juillet 2015, page 21.

« La plainte entretien la plainte, elle se justifie en elle-même, elle est faite pour durer. Il est rare d’entendre à travers la porte une personne se plaindre toute seule dans sa chambre. Parfois nous avons même l’impression que la personne nous a attendus pour démarrer les lamentations ! La plainte commence à deux : elle se fait entendre des lors qu’un autrui et là, à portée de voix. Même si elle semble s’adresser à personne, tant le plaignant semble centré sur lui-même, elle s’adresse peut-être bien à nous qui aurions le cœur et les compétences d’en accuser réception »

Docteur Catherine DESHAYS : « trouver la bonne distance avec l’autre grâce au curseur relationnel » 2013, Inter Editions, Page 114

« Le solutionnisme et le happyendisme concluent toujours les analyses et diagnostic : l’expert et l’universitaire proposent toujours des solutions positives, optimistes, non conflictuelles »

CHRISTOPHE GUILLUY : « NO SOCIETY, la fin de la classe moyenne occidentale » édition Flammarion, champ actuel, 2018, page 37.

  • La personne démente peut-être victime d’un manque de précaution. Elle l’est tellement plus d’abus de précautions. Le dément attaché chute plus que le dément déambulant. La contention tue plus que l’incendie et l’incendie tue surtout les déments attachés ou enfermés. La dénutrition par nourriture saine mais immangeable tue plus que les salmonelloses. Chaque fois que l’on prive une personne malade de quelque chose pour son bien, a –t-on bien réfléchi si on lui apporte un mieux, un moins pire, ou si on l’enferme dans un enfer dont il ne comprenait pas le sens ? (Page IV)

 

MARIE PIERRE PANCRAZI, PATRICK METAIS : « éthique et démence » MASSON, 2004

  • Ce principe de précaution revient à « s’assurer scientifiquement de l’absence de risque. Or, le risque de récidive est toujours présent et le seul moyen de supprimer signifierait écarter définitivement un individu de la société, ce qui est contraire à l’État de droit est donc le juge ne peut y procéder »

Dominique LOTTIN, intervention dans le cadre de l’article de Mme Sonia BELLI : « principe de précaution et réforme » troisième journée d’étude « psychiatrie et justice » du 14 décembre 2010, cité in DH magazine, numéro 136, janvier-février 2011,page 14.

 

  • C’est ce que nous avons pu constater lors de la gestion de l’épidémie de grippe H1N1, ainsi exprimées par un auteur célèbre : Cette épidémie « a surtout montré les limites de manière remarquable ! C’est une illustration parfaite du fait que le principe de précaution se  détruit lui-même : les mesures que l’on prend en son nom sont elles-mêmes incertaines quant aux dangers potentiels qu’elles peuvent créer, et ne doivent donc pas être prises au nom de ce même principe…. »

Henry ATLAN : « la philosophie dans l’éprouvette », BAYARD, 2010, pages 163 et 164

  • « Eh bien, au fait que si l’on applique avec sérieux le principe de précaution, celui-ci se détruit lui-même….. Ou appliquer le principe de précaution, il ne faut pas appliquer le principe de précaution ! Encore une fois, l’invocation incantatoire de ce soi-disant principe est une sorte de parapluie qu’un certain nombre de décideurs voudrait absolument utiliser, pour se protéger. »

TRINH XUAN THUAN, ILYA PRIGOGINE, ALBERT JACQUARD, JOEL DE ROSNAY, JEAN MARIE PELT, HENRY ATLAN, ouvrage collectif : propos de HENRY ATLAN :« le monde est-il créé tout seul ? » Éditions Albin-Michel, 2008, page 195.

 

  • Une citation, particulièrement expressive et constructive : « Les dangers qui nous menacent sont connus. Face à cela, nous répondons à notre anxiété collective par des mécanismes de surprotection qui finissent par généraliser le sentiment que nous sommes menacés par le monde environnant, et en particulier par le progrès scientifique. Et si l’on passait du principe de précaution principe de confiance ? »

 

Geoffroy Roux DE BEZIEUX : « pour une société entrepreneuriale » journal le Figaro, samedi six et dimanche 7 avril 2013, page 18.

 

Ainsi, face à la volonté de réduire l’État-providence, de privatiser, les classes populaires mettent en avant la nécessité de préserver le bien commun et les services publics ; au projet de déréguler, de dénationaliser, elles opposent un cadre national qui conditionne la défense du bien commun ».

 

CHRISTOPHE GUILLUY : « NO SOCIETY, la fin de la classe moyenne occidentale » édition Flammarion, champ actuel, 2018, page IX

« Montesquieu nous a appris la valeur des lois. Les lois inutiles affaiblissent celles qui sont nécessaires. »

« Depuis 2005, la commission a abrogé 5590 actes juridiques sans faire reculer les droits. Entre 2007 et l’an dernier, les contraintes administratives pesant sur les entreprises ont diminué de 26 %, ce qui a permis une économie totale de 32,3 milliards d’euros en cette période où nos entreprises et nos consommateurs en ont le plus besoin. »

José Manuel Barroso : « quand simplicité rime avec intelligence : il faut élaguer la forêt normative », le Figaro, samedi 26 octobre et dimanche 27 octobre 2013.page 16

 

« Les textes de loi sont de plus en plus nombreux et de plus en plus longs. En moyenne ils sont passés de 93 lignes en 1950, à 220 en 1991. Le recueil de textes de loi publié à l’assemblée nationale est passé de 418 pages en 1960 à 19 248 pages en 1995 »

 

FREDERIC LEMAITRE, PASCALE SANTI : « la crise du capitalisme financier, pour l’avocat JEAN MICHEL DARROIS « en privilégiant l’actionnaire, on fait des erreur » journal « LE MONDE » samedi 20 JUILLET 2002, page 13

 

« Durant les trois premières législatures de la Ve République…. À peine 10 % des lois étaient adoptés en recourant à la procédure d’urgence. Puis, peu à peu, ce chiffre s’est accru : environ 30 % des textes entre 1968 et 1980, et, après quelques pics, à nouveau 30 % sous le gouvernement de Lionel Jospin. Depuis le début de l’actuelle législature, 65 % des textes sont adoptés après déclaration d’urgence et c’est même le cas de la totalité des textes en 2008, à deux exceptions près ».

 

Gilles Finchelstein : « la dictature de l’urgence », édition FAYARD, 2011, pages 81 et 82 

« À l’issue des débats parlementaires, la loi macron -censée favoriser la croissance–compte près de 400 articles. « Le stock de loi dépasse les 11 000 textes, poursuivait Régis JUANICO : 100 textes de plus chaque année ! (…) Le conseil d’État a évalué que, chaque année depuis 2010, le nombre d’articles de loi a augmenté de 8 % et le nombre de mots qui les composent, de 6 %. Cette inflation est le fait des gouvernements à 80 % », chacun des ministres voulant sa loi. La faute à l’Europe aussi, dont le droit tatillon s’impose aux États membres »

 

Fabrice MADOUAS : « revue : valeurs actuelles, 16 juillet 2015, page 17.

 

« Le principe de participation à valeur constitutionnelle en France. Il est établi de longue date dans le champ des relations sociales, par l’article huit du préambule de la constitution de 1946. Il a depuis été élargi, dans le domaine de l’environnement, à la participation du public par la loi constitutionnelle du 1ermars 2005 relative à la charte de l’environnement. Cette évolution traduit aussi un souhait croissant des citoyens d’être associé aux décisions et projets qui les concernent.

Il n’est donc pas étonnant que le principe de participation ait également trouvé sa traduction dans le champ de la santé. La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé l’a posé dans sa double dimension de droit l’information et de droit à être associé aux décisions, en particulier dans les établissements de santé.

Elle a ainsi conduit à la création de commission des relations avec les usagers pour la qualité de la prise en charge (CRUQPC). Dans le secteur médico-social, c’est la loi du 2 janvier 2002 sur les établissements et services médico-sociaux qui organisent la participation des usagers »

 

TIMOTHEE MANTZ

Directeur des affaires financières, hôpitaux universitaires Paris–Seine-Saint-Denis (AP- H P), « La participation opérationnelle des usagers. Un levier de transformation de l’hôpital » revue gestions hospitalières, numéro 542, janvier 2015, partie : dossier, page 23.

« La première erreur de nos dirigeants, sur ce sujet, est d’ailleurs de penser que les mots peuvent tout. »

« Le vocabulaire est le dernier bien commun qui nous permet de partager, sinon les mêmes points de vue, au moins le diagnostic sur le monde dans lequel nous vivons. C’est le préambule à tout si l’on entend recoller les morceaux d’une nation qui se fracture »

 

ANNE ROSENCHER, « il faut voir comme on nous parle », revue L’Express, 6 février 2020, page 12.